30 leçons individuelles de la technique Alexander

 

     Que vous soyez acteur ou musicien, la technique Alexander peut vous aider à résoudre des problèmes majeurs liés à votre pratique professionnelle (tensions, douleurs, etc.)

    La pratique Alexander se fonde sur le principe que "soi" est un tout indissociable. Nous ne proposons donc pas un travail sur le "corps" qui serait différencié du "mental" ou de "l'émotionnel" mais bien d'une étude des mouvements en soi, volontaires et involontaires, et de leurs diverses manifestations. Corps, pensées, émotions sont les expressions d'une même réalité, soi. Or la dissociation est aisément génératrice de tensions (notamment musculaires).

En développant une conscience plus globale, nous accédons à une amplitude et à une résonance qui impactent directement la qualité du geste artistique.

Avec les années, nous adoptons, à notre insu, des habitudes ou attitudes qui restreignent notre disponibilité et créent des obstacles à  une utilisation large de nos capacités, aussi bien au niveau immédiat du mouvement que dans le domaine de l’apprentissage et de la création. Ces habitudes sont comme des sillons qui nous font embrasser certaines réponses bien en amont de notre conscience avant même de les avoir choisies. Les outils de la technique, et le regard attentif du professeur permettent de révéler ces sillons, de suspendre un temps la réaction préconçue et de revenir dans l'instant à une capacité de choix.

Nous avons été dressés à répondre, à répondre tout de suite, et à répondre tout de suite « bon ». Mais qu'est-ce qu'être bon ? Surtout comment savoir déjà ce que l'on ne sait pas encore ? Très vite dans une leçon d'Alexander, à travers ses propres mouvements l'élève prend conscience que cette injonction implicite du « bien faire » est un frein puissant à sa liberté d'exploration.

La Technique Alexander est enseignée à travers le monde dans les écoles nationales de danse, de musique, et de théâtre pour la qualité de conscience au présent qu’elle permet, la précision et la simplicité de mouvement à laquelle elle donne accès.

 

Objectifs pédagogiques 

Accéder à une conscience globale de soi en toute circonstance et en particulier dans l'exercice de son art ou de son activité professionnelle.

Pour cela :

-       Prendre conscience des mouvements en soi et cesser de les entraver

-       Aller à la rencontre de son équilibre

-       Gagner en fluidité, en légèreté et en résonance

-       Développer sa qualité de présence

-       Gagner en précision et en simplicité

-       Porter en utilisant la force gravitaire et non en luttant contre elle

-       Cesser de se « tenir droit » et laisser à sa colonne vertébrale l’espace de se déployer sans entrave

-       Retrouver un mouvement unifié et organique

-       Retrouver un tonus équilibré et accéder à une forme de « tenségrité »

-       Se défaire de d'éventuelles douleurs liées à sa pratique.

-       Développer une capacité d'attention large et dé-focalisée

-       Accéder à une nuée de sensations nouvelles ou oubliées

-       Libérer sa créativité

-       Prendre conscience de la puissance avec laquelle la pensée affecte le mouvement et l'utiliser pour servir son art

 

Le programme de formation se développe en une fois (30 séances en continu) ou en deux fois (2x15 séances)

 

Formatrice : Cécile Rist, professeure certifiée ATI

30 heures de formation

Tarif horaire : 45 € HT (20% TVA - 54€ TTC)

Prise en charge du financement possible (AFDAS, FIFPL, UNIFORMATION, etc.) 

 

Si vous êtes intéressé, contactez-nous.


Témoignage de Frédérique Leroy

Chanteuse et comédienne, également pédagogue, j'avais jusque là appréhendé le corps au travers de disciplines telles que la danse (autrefois pratiqué à outrance et via techniques et styles très variés), puis le yoga et plus récemment le Qi Gong. Le théâtre et plus encore peut-être le chant ont encore tissé, modifié, affiné la perception que j'ai de mon corps.

Depuis quelques mois, je découvre avec Cécile Rist une approche très nouvelle pour moi et qui bouscule à nouveau mes acquis: la technique Alexander.
J'ai parlé de rapport au corps. Une des premières choses que je découvre lors des leçons d'Alexander, c'est qu'il ne s'agit pas exclusivement d'un travail sur le corps. Et d'ailleurs, même le mot "travail" semble inapproprié, en fait tous les mots que j'utilisais jusqu'alors semblent soudain inappropriés. La technique Alexander ne sépare pas le corps de l'esprit puisque "tout ça, c'est nous-même". Une conception qui convient bien à la chanteuse et professeur de chant que je suis car si je suis parfois confuse dans ma vie quotidienne, mon métier m'enseigne comment l'esprit agit sur le corps et inversement.
C'est principalement cette notion qui domine pour moi dans ce que je reçois de la technique A.
Plus précisément, je découvre et m'étonne à chaque fois qu'une certaine forme d'aisance et d'harmonie semble s'emparer de mon corps comme par magie du "simple"fait de l'avoir pensé, conscientisé autrement.

Mais d'abord un petit flash back. Mes tous premiers pas en Alexander m'ont vraiment donné le sentiment de ne rien savoir, de ne rien comprendre, sauf peut-être un tout petit point lumineux auquel je me suis accrochée. Et je dois dire qu'il a fallu que je me sente réellement en confiance avec mon professeur pour croire que ce n'était pas du vent. J'insiste sur ce point. En effet, il m'a fallu un temps, plusieurs séance, pour que mon esprit s'ouvre à une logique nouvelle, pour que de nouveau chemins de pensées, de perception, de conscience, se forment dans mon cerveau, c'est littéralement ce que je ressentais.
Autre point qui contribua à ce que je persévère, les notions que je "sentais" si difficilement faisait sens au moins pour ma raison et correspondait à certaines de mes convictions, faisaient écho à des observations que j'avais faites déjà dans d'autres domaines, d'autres circonstances.

Parmi les propositions de la technique qui me parlaient, celle d'ouvrir sa conscience à tout ce qui constitue mon instant T, ne pas focaliser mon attention mais l'élargir. Ce terrain avait déjà commencé à être défriché pour moi et j'en voyais l'intérêt, ce qui n'en retirait rien à sa difficulté d'application.
Même constat pour le principe d'inhibition qui me renvoyait au principe selon lequel on en fait souvent trop que j'avais déjà eu l'occasion de constater dans ma vie et dans la pratique du chant.